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Cyrille Magnetto, la quête d'AXA dans le Metaverse

L'assureur français se lance dans les mondes virtuels.

7 min

Cyrille Magnetto est VP innovation chez AXA France et responsable du projet Metaverse. Pour Bright, il explique sa vision et ses stratégies pour réussir l’entrée de la marque dans les mondes virtuels.

Pourquoi AXA se lance dans le Metaverse ?

Le Metaverse, c'est un nouvel univers qui émerge, qui ouvre un nouveau chapitre dans notre relation avec le web. Et même si c'est un monde qui est encore un peu balbutiant, on voit des usages. Nous aimons penser que c’est important d'en faire partie et donc d'entrer dans le Metaverse pour en appréhender les nouvelles technologies et en comprendre les usages pour être les premiers à en tirer parti.

Le Metaverse ça fonctionne pour la communication interne ?

Concrètement, il y a quelques semaines, on a organisé notre premier événement dans lequel on a invité plus de 1000 personnes dans le Metaverse. Pendant une période de deux jours, nous avions convié tous les collègues du département tech et ça a donné lieu à plein d'idées qui sont remontées du terrain et qui vont nous amener à tester ces nouveaux espaces de travail dans la continuité de cet événement.

On va bientôt pouvoir déclarer son dégât des eaux dans le Metaverse ?

Certains de nos agents les plus technophiles ont déjà ouvert des agences virtuelles. Ils accueillent aujourd'hui des clients et des curieux. C'est extrêmement intéressant parce que ça nous fait un laboratoire pour expérimenter des nouveaux usages de la relation client. C'est à dire quand on va avoir son assureur, c'est jamais de gaîté de cœur parce qu'on y va souvent pour souscrire un contrat ou pour un sinistre. Le retour d'expérience que les agents nous font, c'est que ça change complètement la physionomie des rendez-vous. Ils ont en face d'eux des clients qui viennent avec le sourire, parce que cet aspect les amuse, et ça, ça change totalement la physionomie des échanges qu'ils peuvent avoir avec leur agent.

Quels sont vos objectifs avec votre parcelle Sandbox ?

Notre objectif avec cette démarche, c'est avant tout de promouvoir la marque AXA dans l'univers du gaming, en montrant à cette communauté là qu'on en respecte les codes, qu'on en a compris la culture en proposant une expérience qui sera fun. Et aussi parce qu'on a des objectifs de recrutement très importants et on pense qu'en termes de marque employeur, c'est intéressant pour nous que d'aller à la rencontre de ces talents techs. C'est vraiment intéressant d'utiliser le Metaverse comme un outil dans ce process pour proposer un mode de recrutement différent qui ne va pas forcément commencer par un entretien RH. Et donc c'est vrai que dans notre espace Sandbox, on a un espace qui est complètement dédié au recrutement dans lequel on va mettre à l'épreuve des candidats pour y tester des skills, de la résistance au stress, de la collaboration et ça, on trouve ça extrêmement intéressant.

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Comment embarquez vous vos collaborateurs dans le Metaverse ?

Premièrement, on a créé une communauté de référents en interne, issus de tous les différents périmètres qu'on emmène en learning expéditions à la rencontre des experts pour vraiment comprendre en profondeur les technologies et les opportunités pour réfléchir à des usages sur du long terme.

Deuxièmement, on croit beaucoup à l'expérimentation et donc aux événements qu'on a proposés aux collaborateurs, par exemple. C'est un excellent moyen aussi de susciter de l'envie, des idées, et il y a beaucoup de choses qui sont remontées.

Pour finir, lors de la rentrée des dirigeants, on a proposé à tous nos cadres dirigeants. Une immersion totale dans un métaverse via un casque de réalité virtuelle. Et pour beaucoup, c'était leur première fois. Et ça va alimenter une réflexion sur le long terme.

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Quels enseignements tirez-vous de ces expérimentations ?

Un des principaux enseignements qu'on peut tirer de ces premières expérimentations, c'est qu'il n'y a pas un Metaverse qui répond à tous les usages. C'est-à-dire qu'on a un site dédié par rapport aux cibles qu'on vise. Sur Sandbox, c'est très particulier. On s'adresse vraiment aux gens qui sont déjà dans le Metaverse. Quand on s'adresse à l'interne, c'est plus compliqué parce qu'il y a un certain nombre de prérequis pour pouvoir accéder à des plateformes. Et donc on a choisi des plateformes qui se ressemblent, faciles d'accès. Dans un premier temps, on continue d'explorer, de benchmarker toutes ces plateformes pour aller vers d'autres usages.

Quelles sont les expériences les plus folles que vous souhaiteriez mettre en place ?

Les technologies du Metaverse nous donnent l'opportunité de modéliser des futurs possibles dans lesquels on va pouvoir se projeter pour en tirer des enseignements et agir au présent. Concrètement, on pourrait tout à fait imaginer modéliser une ville dans un monde à +2 degrés pour appréhender et comprendre quels pourraient être les impacts et qualifier le type de risques, et agir pour éviter et prévenir ces risques. On pourrait aussi tout à fait imaginer se projeter dans un futur dans lequel on va se voir nous mêmes, aller à la rencontre de son soit disant plus âgé pour voir comment est ce qu'on va vivre notre retraite par exemple. Et ensuite, peut-être se dire qu'il faudrait mieux préparer cette idée afin de mieux préparer son avenir.

Vous étiez déjà présents sur Second Life, qu’est-ce qui vous fait dire que le destin des mondes virtuels ne sera pas le même ?

Il y a une vingtaine d'années, nous étions déjà présents dans Second Life, ce monde virtuel que tout le monde connaît. Force était de constater que ce monde-là n'avait pas trouvé son public à l'époque. Néanmoins, on pense aujourd'hui que le Metaverse nous offre des possibilités très différentes et une proposition de valeur bien plus bien plus forte. Et donc ça nous semble important d'y aller pour explorer. Même si évidemment, on ne sait pas à quoi ça va ressembler dans dix, quinze ans, en tout cas, nous on sera prêt.

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